Alors que le cours du bitcoin flirte avec les 92 000 dollars, l’euphorie des portefeuilles bien garnis laisse place à une angoisse d’un nouveau genre. Celle de voir surgir la violence au pas de sa porte. Ce lundi matin, les fils d’actualité s’enflamment, relayant avec une gourmandise un peu suspecte une prétendue « semaine noire » à quatre attaques physiques en quatre jours.
Mais attention à ne pas confondre vitesse et précipitation. À force de vouloir sauter sur la news pour « faire du clic » ou surfer sur l’émotion, certains oublient que derrière chaque tweet alarmiste, il y a des victimes réelles. Après vérification des faits rendus publics, le bilan, bien qu’alarmant, s’établit à trois agressions physiques confirmées.
- Le bitcoin a atteint des sommets de 92 000 dollars, suscitant une inquiétude croissante face à une vague de violence liée aux actifs numériques.
- Des agressions physiques ciblant les détenteurs de cryptomonnaies ont été confirmées, révélant une nouvelle forme de criminalité inquiétante.
Anatomie d’une tragédie en trois actes : Ce qu’il s’est vraiment passé
La France, pays des Lumières, semble devenir celui des « Wrench Attacks » . En ce début d’année 2026, trois foyers de violence ont été formellement identifiés par les autorités.
À Manosque, le 5 janvier, c’est le calme de la Haute-Provence qui a volé en éclats. Trois individus ont séquestré une femme pour atteindre les actifs de son conjoint. Un scénario digne d’un film noir, sauf que les ravisseurs ne cherchaient pas les bijoux de famille, mais des cryptomonnaies, comme nous l’expliquions dans cet article.
Quelques jours plus tard, à Saint-Léger-sous-Cholet, un ingénieur était enlevé en plein jour. C’est ici que la machine médiatique s’est emballée : des rapports contradictoires sur la date et le lieu ont laissé croire à deux incidents distincts, gonflant artificiellement les statistiques.
Enfin, à Verneuil-sur-Seine, une famille entière a vécu l’horreur, ligotée et frappée pour des codes d’accès. Parvenue à se libérer, la famille a trouvé refuge chez des voisins pour donner l’alerte.
Ces faits sont graves et préoccupants. La réalité se suffit à elle-même : le crime se professionnalise et s’uberise, les plus politisés d’entre nous évoquent même une Mexicanisation de la France.
Si ces agresseurs semblent aussi bien informés, ce n’est pas grâce à une intuition divine. On touche ici au cœur du scandale qui secoue l’administration française en ce début d’année. L’inculpation d’une agente du fisc à Bobigny, soupçonnée d’avoir monnayé les déclarations de patrimoine crypto de contribuables, change radicalement la donne.
Les wrench attaques dans le monde
Elles sont en hausse. Issues de sources fiables comme des rapports de Chainalysis, TRM Labs et le tracker de Jameson Lopp, les stats varient légèrement selon les trackers en raison des cas non rapportés, mais convergent sur une progression marquée.
Quelques chiffres :
- 2025 est la pire année enregistrée : Environ 55 wrench attacks rapportées mondialement en 2025 selon TRM Labs, avec une hausse liée à la valorisation du Bitcoin (correlation avec les prix futurs).
- Plus de 70 attaques physiques documentées en 2025 d’après le base de données publique de Jameson Lopp (CTO de Casa), avec au moins 65 cas confirmé.
- La France représente environ 1/3 des wrench attacks mondiales en 2025 (au moins 10 cas sur 32 au mi-2025), soulignant une surreprésentation due aux fuites de données multiples ( fiscales, privées etc … ).
- Pour 2026, les prévisions indiquent une augmentation attendue des wrench attacks, comme le soulignent des experts de DL News et Chainalysis, en lien avec le boom des prix des cryptomonnaies, le Bitcoin ayant dépassé les 90 000 dollars.
- Dans un contexte global des vols en cryptomonnaies, les wrench attacks s’inscrivent dans un total supérieur à 3,4 milliards de dollars volés en 2025, incluant les hacks digitaux, avec une hausse des attaques individuelles malgré une baisse en valeur pour les portefeuilles personnels.
La « Main Invisible » de la violence : Comment se protéger ?
Le BTC attire les convoitises de ceux qui préfèrent le vol au minage. La France représente désormais près de 30 % des violences crypto recensées mondialement. C’est un triste record qui impose une remise en question de nos habitudes de sécurité.
Il ne s’agit plus seulement d’avoir un mot de passe robuste ou une double authentification (2FA). La sécurité en 2026, c’est aussi le silence. Étaler ses gains sur les réseaux sociaux, donner sa localisation en temps réel, ou participer à des discussions publiques sur ses investissements revient à poser une cible sur son dos. Les experts recommandent désormais l’utilisation de portefeuilles multi-signatures et, surtout, une discrétion absolue.
Pour terminer, c’est dans ces moments que le rôle d’acteurs comme SEAL (Security Alliance) devient vital. SEAL est une organisation non-profit soutenue par des dons de grands acteurs crypto (comme Paradigm et l’Ethereum Foundation), qui offre des services gratuits comme SEAL 911 : un bot Telegram accessible 24/7 pour connecter rapidement victimes, développeurs ou chercheurs à un réseau d’experts de sécurité de confiance en cas d’urgence, aidant à mitiger les incidents et à sécuriser les fonds avant qu’il ne soit trop tard.
Ils gèrent aussi SEAL-ISAC, un centre de partage d’intelligence sur les menaces adapté au web3, essentiel pour détecter et prévenir les attaques à l’échelle de l’écosystème, là où les autorités traditionnelles peuvent être dépassées par la simple vitesse et la complexité d’internet.
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Un dirigeant d’entreprise spécialisé dans les investissements en cryptomonnaies et sa famille ont été violemment agressés et ligotés à leur domicile dans les Yvelines, lors d’une attaque ciblée attribuée au grand banditisme.