Pragmatisme d’État. Le royaume du Bhoutan, l’un des détenteurs étatiques de Bitcoin les plus actifs au monde, poursuit l’allègement de ses réserves. Selon les données de la plateforme d’analyse Arkham, le pays a transféré 184 BTC (14 millions de dollars) ce mercredi 4 février 2026 vers le teneur de marché QCP Capital, après un premier mouvement de 100,8 BTC (8,3 millions de dollars) vendredi dernier.
Cette vente intervient dans un contexte de forte correction pour la doyenne des cryptomonnaies, qui s’échange désormais sous les 72 000 $., poursuit l’allègement de ses réserves. Selon les données de la plateforme d’analyse Arkham, le pays a transféré 184 BTC (14 millions de dollars) ce mercredi 4 février 2026 vers le teneur de marché QCP Capital, après un premier mouvement de 100,8 BTC (8,3 millions de dollars) vendredi dernier. Cette vente intervient dans un contexte de forte correction pour la doyenne des cryptomonnaies, qui s’échange désormais sous les 72 000 $.
- Le Bhoutan a transféré 184 BTC vers QCP Capital, poursuivant la vente de ses réserves de Bitcoin.
- Le pays, confronté à des coûts de production de Bitcoin doublés, a vu ses rendements chuter dramatiquement.
Une stratégie de minage de Bitcoin mise à rude épreuve
Le Bhoutan, qui utilise son abondante énergie hydroélectrique pour miner du Bitcoin depuis 2019 via sa holding d’État Druk Holding and Investments, fait face à des vents contraires. Le coût de production d’un seul bitcoin a pratiquement doublé depuis le halving de 2024. En conséquence, la production nationale est en chute libre : alors que le pays avait miné 8 200 BTC en 2023, ses rendements actuels sont bien inférieurs, poussant de nombreux mineurs locaux à débrancher les machines devenues non rentables.
Cette baisse de régime se reflète dans le classement mondial des réserves d’État. Le Bhoutan, qui possédait encore 13 295 BTC en octobre 2024, ne détient plus que 5 700 BTC. Le pays glisse ainsi à la septième place mondiale, derrière les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, l’Ukraine, El Salvador et les Émirats arabes unis.

Un marché plombé par l’incertitude macroéconomique
La décision du Bhoutan de liquider une partie de ses avoirs coïncide avec une période de doute généralisé sur les marchés financiers. Le Bitcoin a perdu plus de 42 % de sa valeur depuis son sommet historique à 126 080 $ atteint en octobre dernier.
Et plusieurs facteurs expliquent ce sentiment de marché, qui n’avait pas été aussi bas depuis mi-2022 :
- Tensions aux États-Unis : Les fermetures de services gouvernementaux (shutdowns) et les menaces de tarifs douaniers du président Trump pèsent sur les actifs à risque.
- Fuite vers la sécurité : Malgré une liquidité mondiale élevée, les investisseurs délaissent la crypto pour se réfugier vers l’or et l’argent.
- Risques technologiques : Les débats sur la résistance du Bitcoin face à l’informatique quantique et la chute du hashrate du réseau sous le seuil de 1 zetahash/s inquiètent également (dans une moindre mesure) certains observateurs.
Ces transferts périodiques vers des market makers comme QCP Capital suggèrent que le royaume cherche à transformer ses actifs numériques en liquidités réelles, probablement pour financer ses projets de développement nationaux ou stabiliser ses finances face à l’érosion des prix. Bien que les raisons exactes de ces ventes restent confidentielles, le timing souligne une approche pragmatique de la gestion de trésorerie étatique dans un environnement volatil.
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