30 % d’adoption sur la DeFi. La Finance Décentralisée est un marché de plusieurs milliards de dollars qui ne cesse de multiplier les promesses de rendements et d’innovation. Alors que la Valeur Totale Verrouillée (TVL) des protocoles de prêt DeFi s’est envolée de plus de 70% ces derniers mois, Sergey Nazarov, le cofondateur de Chainlink dresse un état des lieux de l’adoption crypto sur la DeFi.
Son diagnostic est brutal : la DeFi ne serait qu’à 30 % de son potentiel d’adoption mondiale freiné par la régulation crypto à travers le monde. Selon lui, le cap des 50 % sera franchi uniquement grâce à une réglementation claire. Outre le besoin d’un cadre clair pour nos chers crypto-actifs, Nazarov détermine également 3 autres raisons qui freinent l’adoption crypto. Les voici.
- Sergey Nazarov a déclaré que la DeFi n’a atteint que 30 % de son potentiel d’adoption mondiale.
- Le seuil des 50 % d’adoption dépend d’une réglementation claire et établie.
La clarté réglementaire : Le Sésame des 50 %
C’est la première et la plus grande pierre d’achoppement. Pour le moment, la DeFi navigue dans un brouillard juridique épais. Les gouvernements du monde entier, y compris les États-Unis, peinent à s’entendre sur ce qui est un titre, un service financier ou un simple smart contract.
L’enjeu est colossal : la confiance. Tant que les règles ne sont pas établies, les investisseurs institutionnels, bien que déjà bien enclin à proposer des produits financiers autour de la reine des cryptomonnaies, ne peuvent pas tous, légalement ou par prudence, y placer leurs capitaux.
Nazarov est d’ailleurs catégorique : le passage de 30 % à 50 % est une question de cadre légal. Quand la loi aura expliqué pourquoi la DeFi est fiable, le capital suivra.
Le dilemme administratif : Le poids du KYC/AML
La deuxième raison est la plus ironique : la décentralisation se heurte à la bureaucratie sécuritaire. La conformité aux normes de Know Your Customer (KYC) et d’Anti-Money Laundering (AML) (connaître son client et lutter contre le blanchiment d’argent) est vitale pour la crédibilité mondiale.
Le problème ? Ces exigences sont historiquement centralisées. Les protocoles DeFi doivent trouver des solutions innovantes (et potentiellement coûteuses) pour concilier l’anonymat de la blockchain avec les impératifs de conformité. .
Le risque opérationnel : sécurité et liquidité
Même dans un cadre légal parfait, la DeFi doit prouver qu’elle est plus sûre que la finance traditionnelle. Cela constitue notre troisième raison.
- Risques de sécurité technique : Les failles de smart contracts existent. Chaque hack, chaque perte massive de fonds, même si isolée, est une entaille dans la confiance collective. La technologie est jeune et les standards de sécurité doivent être portés à un niveau institutionnel.
- Liquidité et transparence : La capacité à traiter des volumes massifs (la liquidité) et la clarté du fonctionnement interne de certains protocoles sont des défis opérationnels permanents qui suscitent la méfiance des « gros porteurs » habitués à l’opacité rassurante des banques classiques.

Le facteur géopolitique US : Qui tient les rênes de l’adoption ?
C’est le pivot de l’adoption mondiale : les États-Unis. Leur rôle est disproportionné, et c’est notre quatrième raison.
Nazarov l’affirme sans détours : « Beaucoup de gouvernements suivent ce que font les États-Unis ». En tant que leader économique, si Washington prend une position définitivement favorable (et on parle ici de la SEC, du Congrès, et non de quelques États isolés), le reste du monde, de l’Europe à l’Asie, suivra par effet de domino.
De fait donc, le marché ne décollera vraiment, pour atteindre les 70 % d’adoption, que lorsque les institutions américaines disposeront d’une « voie claire et efficace » pour investir. C’est-à-dire quand la réglementation leur déroulera le tapis rouge pour qu’elles puissent engager leur capital client dans l’écosystème décentralisé.
2030 : Quand la DeFi sera l’égale de la tradFi ?
Malgré ces freins, Sergey Nazarov reste fondamentalement optimiste. L’objectif final, les 100 % d’adoption, est fixé à l’horizon 2030.
Ce stade ultime ne sera pas une question de pourcentage d’utilisateurs individuels, mais de comparaison de capital. L’adoption sera complète lorsque le capital alloué à la DeFi sera mesurable et comparable, sur des graphiques officiels, à celui de la TradFi (Finance Traditionnelle). La DeFi a donc besoin de son adoubement par l’Ancien Monde pour devenir la norme.

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