L’histoire bégaye, mais cette fois, elle porte un masque numérique. Si Napoléon affirmait que « pour diriger, il faut de l’argent », Vladimir Poutine et l’ayatollah Khamenei ont bien compris que pour contourner les blocus, il faut du code. Le dernier rapport de Chainalysis tombe comme un couperet : le secteur des « entités sanctionnées » a vu ses rentrées de fonds exploser de près de 700 % en un an. ingénierie financière d’État.
- L’augmentation spectaculaire de 694% des cryptomonnaies reçues par des entités sanctionnées a choqué les observateurs.
- La Russie et l’Iran utilisent les stablecoins pour contourner les sanctions économiques et mener des transactions illicites à grande échelle.
Le Stablecoin : Le cheval de Troie des « États Parias »
Oubliez Bitcoin et le cliché des terroristes fadas de BTC. Le dernier rapport de Chainalysis révèle une augmentation de 694% des cryptomonnaies reçues par des entités sanctionnées au cours de la dernière année. La Russie et l’Iran sont particulièrement pointés du doigt. Ces pays utilisent les cryptos pour des activités allant du blanchiment d’argent à la vente illicite de pétrole, en passant par l’achat d’armes.
Pour ces transactions sérieuses, et interdites, le roi du bal, c’est le stablecoin. Représentant 84 % de l’activité illicite, ces jetons adossés au dollar offrent la stabilité nécessaire pour payer des cargaisons de pétrole ou des composants militaires sans que le système SWIFT ne puisse lever le petit doigt.
Comme le souligne Andrew Fierman de Chainalysis, l’échelle a changé. On ne parle plus de quelques millions « évaporés », mais de milliards qui transitent à la vitesse de la lumière. La blockchain,
Russie et Iran en tête
Moscou n’a pas fait les choses à moitié pour éviter l’asphyxie financière. En lançant en février 2025 le jeton A7A5 adossé au rouble, le Kremlin a créé un circuit fermé qui a déjà vu passer 93 milliards de dollars. Pendant ce temps, Téhéran n’est pas en reste. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a facilité plus de 2 milliards de dollars de blanchiment et de ventes illicites de pétrole on-chain.
Les organisations liées à l’Iran, du Hezbollah aux Houthis, utilisent désormais la crypto à des échelles sans précédent. On assiste à une sorte de « diplomatie parallèle » où les alliances se nouent par adresses interposées.
Alors que la part des transactions illicites reste inférieure à 1% du volume total des échanges en cryptomonnaies, l’utilisation croissante des stablecoins par des États sanctionnés soulève des questions sur l’efficacité des mesures économiques traditionnelles. Les cryptomonnaies, autrefois perçues comme un outil pour les particuliers cherchant à échapper à l’inflation, sont désormais au cœur d’une nouvelle forme de guerre économique.
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