Mara prend le contrôle d’Exaion : La France sacrifie-t-elle sa souveraineté numérique ?

Accord gagnant-perdant. Malgré les conditions de protection imposées par le Trésor, l’autorisation confidentielle accordée au géant américain Mara pour le rachat de la filiale blockchain d’EDF Exaion soulève des inquiétudes majeures. En cause : une clause de non-concurrence qui pourrait paralyser la France sur le marché stratégique du minage de Bitcoin, au moment même où le réseau électrique en a le plus besoin.

C’est un document « Strictement confidentiel » de la Direction générale du Trésor qui entérine une mutation profonde du paysage énergétique et numérique français. L’État vient d’autoriser officiellement Mara Holdings, géant américain du minage de Bitcoin coté au Nasdaq, à acquérir 64 % du capital d’Exaion, la pépite blockchain du groupe EDF. Si l’administration affiche une volonté de contrôle, les coulisses de l’accord révèlent une concession de taille faite à l’acteur américain.

Les points clés de cet article :

  • Mara Holdings a obtenu l’autorisation pour acquérir une part majoritaire d’Exaion, filiale blockchain d’EDF, malgré des inquiétudes liées à une clause de non-concurrence.
  • Cette clause interdit à EDF de participer au minage de Bitcoin pendant deux ans, au moment où cette activité pourrait stabiliser le réseau électrique français.

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Un encadrement administratif sous haute surveillance pour Exaion

Pour obtenir le feu vert de Bercy, Mara a dû se plier à une liste de conditions strictes visant à garantir la protection des intérêts nationaux. L’investisseur s’engage notamment à maintenir les capacités industrielles, matérielles et humaines en France pour une durée minimale de cinq ans. La protection des données sensibles est également au cœur de l’accord : le stockage doit demeurer sur le territoire national avec un niveau de sécurité maximal.

L’État impose par ailleurs la nomination d’un « Point de contact opérationnel » (PCO), un dirigeant de la société chargé de veiller au respect de ces engagements et de rendre des comptes annuels aux services de l’Énergie et de l’Économie. Ce droit de regard renforcé sur la gouvernance et la stratégie semble, sur le papier, protéger l’outil industriel français.

Malgré les conditions de protection imposées par le Trésor, l'autorisation confidentielle accordée au géant américain Mara pour le rachat de la filiale blockchain d'EDF soulève des inquiétudes majeures. En cause : une clause de non-concurrence qui pourrait paralyser la France sur le marché stratégique du minage de Bitcoin, au moment même où le réseau électrique en a le plus besoin.

C’est un document « Strictement confidentiel » de la Direction générale du Trésor qui entérine une mutation profonde du paysage énergétique et numérique français. L’État vient d'autoriser officiellement Mara Holdings, géant américain du minage de Bitcoin coté au Nasdaq, à acquérir 64 % du capital d’Exaion, la pépite blockchain du groupe EDF. Si l'administration affiche une volonté de contrôle, les coulisses de l'accord révèlent une concession de taille faite à l'acteur américain.
L’accord entre Mara et les autorités françaises est dénoncée par des spécialistes du secteur

Le « Point aveugle » : Une clause de non-concurrence qui paralyse EDF

Mais derrière ces garanties classiques se cache un problème de fond qui inquiète les observateurs du dossier. Le Trésor n’a pas remis en cause la clause de non-concurrence insérée dans le contrat de vente : EDF s’interdit d’exercer toute activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et, par extension, du minage de Bitcoin pendant deux ans.

« C’est open bar pour les Américains », a confié une source proche du dossier à Grégory Raymond du média crypto The Big Whale. Le spécialiste interrogé estime que le véritable enjeu stratégique n’est donc pas seulement la technologie d’Exaion, mais bien cette neutralisation temporaire de l’électricien national. En laissant Mara s’installer sans concurrence sur le sol français, l’État offrirait finalement un « avantage concurrentiel massif » à un acteur protégé par le droit américain, tout en liant les mains de son champion national.

Malgré les conditions de protection imposées par le Trésor, l'autorisation confidentielle accordée au géant américain Mara pour le rachat de la filiale blockchain d'EDF soulève des inquiétudes majeures. En cause : une clause de non-concurrence qui pourrait paralyser la France sur le marché stratégique du minage de Bitcoin, au moment même où le réseau électrique en a le plus besoin.

C’est un document « Strictement confidentiel » de la Direction générale du Trésor qui entérine une mutation profonde du paysage énergétique et numérique français. L’État vient d'autoriser officiellement Mara Holdings, géant américain du minage de Bitcoin coté au Nasdaq, à acquérir 64 % du capital d’Exaion, la pépite blockchain du groupe EDF. Si l'administration affiche une volonté de contrôle, les coulisses de l'accord révèlent une concession de taille faite à l'acteur américain.
Les Français ont-ils été trop naïfs avec les Américains ?

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Le minage de Bitcoin, futur stabilisateur indispensable du réseau

Cette mise à l’écart forcée d’EDF intervient de plus à un moment critique pour le système électrique tricolore. Les travaux récents de RTE montrent une situation de surcapacité de plus en plus marquée : la production nucléaire et renouvelable est élevée alors que la consommation stagne. Le parc nucléaire se retrouve contraint de moduler sa production faute de débouchés, ce qui pèse sur sa rentabilité économique.

Dans ce contexte, le minage de Bitcoin pourrait apparaître comme la seule activité de calcul intensif réellement pilotable. Capable d’absorber les surplus de production lors des périodes de prix négatifs et de s’effacer en quelques secondes en cas de forte demande, c’est un outil de flexibilité majeur. En décembre dernier, le patron d’EDF, Bernard Fontana, alertait d’ailleurs la Cour des comptes sur l’urgence de trouver de nouveaux usages pour valoriser cette électricité qui ne se stocke pas.

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Et si les Français s’étaient tirés une balle dans le pied avec cet accord contraignant ?

Exaion : Un risque de dépendance stratégique vis-à-vis de l’allié américain

Le rachat d’Exaion soulève enfin une question de souveraineté européenne. Alors que l’Europe prend conscience de ses dépendances technologiques, laisser Mara prendre une telle avance sur le sol français pourrait s’avérer lourd de conséquences. Si l’État français décidait demain de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se heurterait à un acteur dominant déjà solidement installé.

Le délai de deux ans imposé à EDF pourrait suffire à Mara pour verrouiller le marché français de la flexibilité énergétique par le calcul. « On parle du minage comme d’un outil qui va devenir majeur, mais aujourd’hui tout le monde le considère avec dédain », regrette un expert, toujours dans les colonnes de The Big Whale. Ce manque de vision stratégique pourrait transformer une opportunité technologique en une nouvelle dépendance vis-à-vis des intérêts d’outre-Atlantique.

L’autorisation donnée à Mara Holdings illustre le dilemme permanent entre attractivité des investissements étrangers et préservation de la souveraineté industrielle. En acceptant de mettre EDF « hors-jeu » du minage de Bitcoin pour deux ans, le Trésor fragilise un levier de flexibilité énergétique pourtant jugé crucial par les acteurs de l’énergie. Reste à savoir si le droit de regard renforcé de l’État suffira à contenir les ambitions de Mara ou si la France vient de céder les clés d’une partie de son futur énergétique.

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