71,9 % des tokens du Top 100 sont morts : combien de temps survit une cryptomonnaie ? 

CryptoRank a passé au crible, mardi 4 août, les 1 539 tokens ayant intégré le Top 100 des cryptomonnaies. 71,9 % ne s’échangent plus. Une seconde étude revient sur le Top 100 des crypto en juillet 2021, 5 ans plus tard. Le constat est sans appel pour ceux qui attendent encore le retour de leurs anciens altcoins.

Les anciens champions du marché disparaissent les uns après les autres

Le Top 100 crypto de juillet 2021 comptait 100 projets. 5 ans plus tard, 41 y figurent encore, 46 sont sortis du classement, et 13 ont disparu.

Les 46 déclassés affichent une baisse médiane de 93 % de leur capitalisation. Theta Network est tombé de 6,35 milliards à 136 millions de dollars. EOS, devenu Vaulta, de 3,88 milliards à 108 millions. Tezos, de 2,59 milliards à 239 millions.

Infographie CryptoRank montrant l'évolution des 100 principales cryptomonnaies de juillet 2021 : 41 sont toujours dans le Top 100 crypto, 46 en sont sorties et 13 ont disparu. Les blockchains Layer 1 et Layer 2 représentent 65 % des sorties.

Les blockchains Layer 1 et Layer 2 pèsent 65 % de ces sorties. Tezos, EOS, Neo, Zilliqa, Harmony, Fantom. Chacune promettait de détrôner Ethereum.

Une nouvelle génération de Layer 1 est arrivée entre-temps. Sui, Aptos, TON. Les candidats de 2021 n’ont pas suivi.

EOS illustre jusqu’où va ce déclassement. Le projet avait levé plus de 4 milliards de dollars lors de son ICO, un record à l’époque. En novembre 2021, 4 mois après le classement, Yves La Rose, à la tête de l’EOS Network Foundation, s’adresse à la communauté : « EOS, tel qu’il existe, est un échec ». Il parle d’un investissement désastreux et met en cause Block.one, le financeur historique du projet.

Au moment de cette déclaration, EOS pesait encore près de 4 milliards de dollars. Le token a continué de s’échanger pendant 5 ans, malgré cet aveu public d’échec.

Le Top 100 crypto se renouvelle plus vite qu’on ne le croit

CryptoRank considère un token mort quand les grands exchanges l’ont retiré et que son volume quotidien reste sous 10 000 dollars pendant plus de 90 jours. Sur 1 539 tokens analysés, 71,9 % remplissent ces conditions.

62 % disparaissent en moins de 5 ans. 84,7 % en moins de 10 ans. Et la durée de vie médiane d’un token s’établit à 2 ans et 4 mois.

CoinGecko a de son côté compté 11,6 millions de tokens devenus inactifs sur la seule année 2025. 

Le graphique publié par CoinGecko raconte la même histoire : 53,2 % des cryptomonnaies listées depuis 2021 sont désormais inactives. À lui seul, l’exercice 2025 concentre 11,6 millions de disparitions. 

Le chiffre suit la courbe des lancements : 428 383 projets recensés en 2021, près de 20,2 millions en 2025. Les launchpads comme Pump.fun ont ouvert les vannes, les memecoins ont fait le reste.

Graphique CoinGecko illustrant l'explosion du nombre de cryptomonnaies lancées entre 2021 et 2025. Plus de 53 % des projets sont aujourd'hui inactifs, dont 11,6 millions disparus sur la seule année 2025.

Ces statistiques concernent l’ensemble du marché. Les tokens du Top 100 évoluaient pourtant dans un univers très différent : forte liquidité, présence sur les principaux exchanges et couverture médiatique importante. Malgré cela, leur durée de vie médiane reste limitée à 2 ans et 4 mois

Pourquoi un token continue de s’échanger après la fin du projet 

L’échec d’un projet ne fait pas disparaître son token du jour au lendemain. Les échanges continuent, mais avec une demande qui s’étiole progressivement. 

Les market makers suivent le mouvement. Ces sociétés cotent en permanence un prix d’achat et un prix de vente, ce qui immobilise du capital des deux côtés du marché. Sur une paire qui ne s’échange plus, le coût dépasse les frais captés, et ils retirent leurs ordres.

Le carnet s’amincit. Chaque vente déplace alors davantage le prix, ce qui décourage les acheteurs suivants, ce qui amincit encore le carnet. La boucle s’entretient toute seule.

Les exchanges regardent ces chiffres. Binance réévalue régulièrement les actifs qu’elle liste sur le volume, la liquidité, l’activité de développement, l’engagement de l’équipe et la conformité réglementaire. Le 17 août, 6 tokens quittent la plateforme, dont PYR, celui de la plateforme de jeu Vulcan Forged.

Le délisting renvoie les détenteurs vers des places plus petites, avec moins de profondeur. Le volume finit sous 10 000 dollars par jour, et 90 jours plus tard, le token entre dans les statistiques de mortalité.

Entre-temps, son prix reste affiché partout. Sur un carnet devenu très peu liquide, ce prix reflète surtout la dernière transaction réalisée

Les usages finissent par remplacer les promesses

Ethereum, Solana et TRON sont toujours là. Les stablecoins, les tokens d’exchange, Uniswap, Aave et Maker également. 

Ces actifs restent utilisés au quotidien. Ils servent à régler des transactions, fournir des garanties, payer des frais ou faire fonctionner des applications déjà largement adoptées. Chacun répond encore à un usage ou à une demande bien identifiée

Dogecoin et Shiba Inu suivent une logique différente. Leur longévité repose avant tout sur une communauté très active, une liquidité abondante et une notoriété qui entretiennent encore leur activité. 

Le métavers, la GameFi, les NFT et les blockchains concurrentes d’Ethereum dominaient les discussions en 2021. 5 ans plus tard, la plupart des projets qui incarnaient ces narratifs ont quitté le Top 100. 

Le nombre de stablecoins présents dans le Top 100 est passé de 8 à 16 en 5 ans. CryptoRank attribue cette progression au règlement on-chain, devenu l’un des principaux usages de la blockchain. 

Hyperliquid raconte la même histoire. Le protocole entre directement à la 9ᵉ place grâce à une activité économique qui figure déjà parmi les plus rentables de tout l’écosystème crypto

Au fil des cycles, les usages finissent par remplacer les narratifs

Quand le rendement ne dépend plus du prochain cycle

Face à cette rotation permanente, de nombreux investisseurs choisissent de conserver une partie de leur portefeuille en stablecoins

Leur progression dans le Top 100 reflète leur rôle grandissant dans les paiements et le règlement on-chain. Pour un investisseur, une autre question se pose alors : comment mettre ces liquidités au travail entre deux opportunités d’investissement ?

La DeFi permet de faire travailler des stablecoins. Ils peuvent générer un rendement entre 2 investissements, ou accompagner une stratégie d’investissement destinée à limiter l’exposition à la volatilité des marchés. 

C’est le terrain sur lequel travaille le Club 25%, un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Comment cela fonctionne concrètement :

  • Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.
  • Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.
  • Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

👉 Découvrir les opportunités DeFi du Club 25%

Le Top 100 des crypto photographie un instant du marché, pas son avenir. En 5 ans, 59 des 100 projets présents dans le classement de juillet 2021 en sont déjà sortis

L’article 71,9 % des tokens du Top 100 sont morts : combien de temps survit une cryptomonnaie ?  est apparu en premier sur Journal du Coin.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x