Désillusion d’un converti. Le milliardaire Mark Cuban a annoncé avoir liquidé la majeure partie de ses bitcoins, faute d’avoir vu l’actif jouer son rôle de couverture face à l’affaiblissement des monnaies fiduciaires et aux secousses géopolitiques. L’investisseur estime que le comportement du cours pendant le récent affrontement entre les États-Unis et l’Iran a invalidé l’un des arguments centraux qui l’avaient convaincu d’entrer sur la cryptomonnaie. Retour sur ses déclarations propos du Bitcoin.
- Le milliardaire Mark Cuban a liquidé la majorité de ses bitcoins en raison de sa déception face à leur incapacité à servir de couverture contre l’affaiblissement des monnaies fiduciaires.
- Malgré sa déception envers Bitcoin, Cuban a exprimé sa confiance continue dans Ethereum, tandis que le reste du marché des cryptomonnaies est qualifié de « déchets » par l’investisseur.
Mark Cuban déçu par Bitcoin en temps de crise géopolitique
Le raisonnement de Mark Cuban tient en quelques mots : Bitcoin aurait dû grimper à mesure que le dollar fléchissait. Or, c’est l’inverse qui s’est produit. L’investisseur pousse la comparaison plus loin en confrontant le BTC à l’or. Lui qui présentait jusqu’ici la première cryptomonnaie comme une « meilleure version » du métal jaune doit aujourd’hui constater que l’or a flambé tandis que Bitcoin s’enfonçait.
De quoi nourrir une déception suffisamment vive pour le décider à vendre. Le revirement est notable, car en 2021 Cuban affichait un portefeuille composé d’environ 60 % de Bitcoin, 30 % d’Ethereum et 10 % d’autres actifs numériques. À l’époque, il défendait la rareté programmée du BTC comme un atout décisif et affirmait n’avoir « jamais vendu » la moindre unité. Mais ça, c’était avant.

« Bitcoin n’est pas la couverture que j’espérais »
Car depuis, il a clairement changé d’avis. Et Mark Cuban ne mâche pas ses mots : pour lui, Bitcoin n’a pas tenu sa promesse de hedge macroéconomique, et cette défaillance le déçoit plus encore que celle d’Ethereum. Quant au reste du marché, il le qualifie sans détour de « déchets » (garbage).
Ces propos prolongent un débat ancien au sein du secteur. Pour une partie des investisseurs, Bitcoin reste un instrument de couverture macro contre la dépréciation des devises. Pour d’autres, la valeur se trouve davantage du côté des réseaux blockchain comme Ethereum, qui font tourner le trading on-chain, les paiements et la finance tokenisée plutôt que de jouer le rôle de simple réserve de valeur.
Les chiffres récents donnent d’ailleurs du grain à moudre aux sceptiques. L’or a poursuivi son ascension à la faveur des tensions géopolitiques et des inquiétudes nées du conflit américano-iranien, tandis que le bitcoin peine à maintenir son momentum malgré un billet vert affaibli. Un découplage qui contredit frontalement la thèse défendue depuis des années par les bitcoiners institutionnels.
Reste à savoir s’il capitule au plus mauvais moment, ou si son arbitrage anticipe une recomposition plus profonde des allocations entre or, BTC et ETH. Quoiqu’il en soit, le monsieur n’a pas tout à fait tort concernant le rôle de valeur refuge actuelle du BTC, et il n’est pas le seul à être déçu des performances des derniers mois. On verra dans quelques temps si tout ceci était juste une mauvaise passe ou s’il avait raison de tout vendre.
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