Un stablecoin made in Europe. Lancé fin 2025 par un consortium de grandes banques européennes, le projet de stablecoin de l’euro « Qivalis » vient de franchir un nouveau cap. Le consortium annonce l’arrivée de 25 nouveaux établissements, portant à 37 le nombre de banques engagées dans la création de ce stablecoin adossé à la monnaie unique européenne.
- Le projet de stablecoin européen « Qivalis » a récemment accueilli 25 nouvelles banques, atteignant ainsi un total de 37 établissements engagés.
- L’objectif de Qivalis est de lancer un stablecoin adossé à l’euro d’ici fin 2026, en pleine conformité avec le règlement MiCA, pour rivaliser avec les dominants stablecoins du dollar.
Qivalis fédère désormais 37 banques européennes
Initié à l’origine par ING, CaixaBank, UniCredit, BNP Paribas, BBVA et 7 autres grandes banques européennes, le projet Qivalis revendique aujourd’hui le soutien de 37 établissements financiers répartis dans 15 pays d’Europe.
Comme le précise le communiqué de presse d’ING sur ce grand élargissement, annoncé ce 19 mai 2026, l’objectif reste inchangé : émettre un stablecoin libellé en euro capable de tenir tête face aux mastodontes adossés au dollar américain (comme l’USDT et l’USDC).
Parmi les nouvelles recrues figurent ABN AMRO, Rabobank, Intesa Sanpaolo, Nordea, Erste Group,… Ou encore la Banque Fédérative du Crédit Mutuel et le Groupe BPCE pour les banques françaises (qui viennent donc s’ajouter à BNP Paribas).

Un stablecoin de l’euro pensé pour la finance tokenisée
Le lancement du stablecoin de Qivalis est prévu pour le second semestre 2026. Il sera en pleine conformité avec le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets). Cette future crypto basée sur l’euro sera émise par une société basée à Amsterdam (Pays-Bas). Il devrait circuler à la fois sur des blockchains publiques (comme Ethereum ou Solana) et permissionnées (comme Hyperledger Fabric ou Quorum).
S’il vise en priorité les transactions entre institutions financières, ce stablecoin resterait toutefois ouvert à un usage par les particuliers. L’ambition affichée est double : renforcer l’usage de l’euro dans les paiements numériques et la finance tokenisée, tout en réduisant la dépendance au dollar US.
« La véritable valeur de cette initiative ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans ce qu’elle permet de réaliser. (…) Avec l’adhésion de 25 banques supplémentaires, Qivalis s’impose désormais comme une véritable initiative européenne, visant à créer une infrastructure partagée qui permet aux clients de transférer des fonds instantanément, d’automatiser leurs processus et d’opérer de manière transparente et plus efficace au-delà des frontières. »
Geert Wijnhoven, directeur technique (CTO) d’ING Wholesale Banking
Le rapport de force reste entre stablecoins du dollar et l’euro est pour l’heure très défavorable à la monnaie unique européenne. Les émetteurs Tether (USDT) et Circle (USDC) concentrent à eux deux plus de 80% de la valorisation globale des stablecoins. Avec Qivalis, le secteur bancaire européen tente donc une réponse coordonnée, en pariant sur le poids combiné de ses 37 membres et sur l’effet de levier du cadre MiCA pour imposer leur stablecoin de l’euro comme une alternative crédible.
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