Opération Endgame. L’opération porte le nom d’un opus d’Avenger, mais il s’agit bien d’un gigantesque coup de filet mené par Europol. Ses équipes viennent de permettre de geler 41 millions d’euros en crypto, après le démantèlement de trois réseaux de malwares conçus pour siphonner les wallets de leurs victimes. Voyons ça en détails.
Points clés
- Europol a gelé 41 millions d’euros en cryptomonnaies lors de l’opération Endgame
- Trois réseaux de malwares visant les wallets crypto ont été démantelés : SocGholish, Amadey et StealC
- L’opération a neutralisé 326 serveurs, 142 domaines et récupéré 27 millions d’identifiants volés
Europol s’attaque au « cybercrime-as-a-service »
Les attaques numériques sont devenues une activité criminelle à part entière. Et comme toute économie qui se respecte, elle dispose de ses propres outils, disponibles à la location.
On parle alors de cybercrime-as-a-service : une économie souterraine où le pirate n’a même plus besoin de coder son arme, il la loue. Ces outils reposent presque toujours sur des malwares, ces programmes malveillants destinés à prendre le contrôle des appareils infectés pour voler des données sensibles comme des mots de passe ou des clés privées.
C’est précisément cette mécanique qu’Europol a voulu enrayer avec une opération d’envergure baptisée Endgame, qui a permis de neutraliser trois réseaux responsables de la compromission de plus de 385 000 systèmes.

41 millions d’euros en crypto gelés par les forces de l’ordre
D’après les chiffres communiqués par Europol, cette opération menée sur deux semaines dans plusieurs pays a permis de neutraliser 326 serveurs et 142 domaines. Les enquêteurs ont aussi mis la main sur 27 millions d’identifiants volés.
Dans le même mouvement, les forces de l’ordre ont gelé 41 millions d’euros en cryptomonnaies, des fonds manifestement liés à des activités criminelles. L’offensive visait trois familles de malwares spécialisés dans le pillage de wallets crypto : SocGholish, Amadey et StealC.
La lutte contre la cybercriminalité reste un travail de longue haleine, car les réseaux démantelés finissent souvent par renaître sous une autre forme. Europol garde donc le pied sur l’accélérateur, comme l’a montré sa récente « Opération Lightning » qui a permis de neutraliser SocksEscort, un service de proxy malveillant d’envergure mondiale. À chaque nouvelle action, les enquêteurs grignotent un peu du terrain laissé aux pirates, et démontent au passage l’idée tenace selon laquelle la blockchain serait un refuge inviolable pour les fonds volés.
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