Volte-face crypto à Budapest. Le 11 juin, le gouvernement hongrois a annoncé son intention de revenir sur une loi datant de juillet 2025 qui criminalisait le trading crypto. Un revirement net pour un pays qui figurait jusqu’ici parmi les plus hostiles aux actifs numériques en Europe.
Points clés
- La Hongrie revient sur sa loi de juillet 2025 qui criminalisait le trading de cryptomonnaies
- Les anciennes sanctions allaient jusqu’à huit ans de prison pour les prestataires sans licence
- Le revirement vise à relancer l’activité crypto et à faire revenir les plateformes comme Revolut
- La décision s’inscrit dans une tendance européenne vers une réglementation plus équilibrée
La Hongrie revient sur les lois anti-crypto d’Orbán
Sous le gouvernement de Viktor Orbán, la Hongrie avait adopté une législation parmi les plus dures du continent. Les particuliers risquaient jusqu’à deux ans de prison pour des transactions comprises entre 50 et 500 millions de forints (entre 140 000 et 1 400 000 €), et jusqu’à cinq ans au-delà. Les prestataires de services, eux, encouraient huit ans d’emprisonnement s’ils opéraient sans licence de la banque centrale.
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs plateformes, dont Revolut, ont suspendu leurs services en Hongrie, et l’activité de trading s’est effondrée dans le pays. Bruxelles s’en est mêlée : l’Union européenne a ouvert une procédure pour vérifier la conformité de ces restrictions avec les règles du bloc.

Décriminaliser le trading pour relancer la machine
Face aux dégâts, le nouveau gouvernement hongrois a choisi de faire machine arrière. Le ministre de la Science et de la Technologie, Zoltán Tanács, a qualifié les règles héritées de l’administration Orbán de « politiquement motivées », et non pensées pour protéger les investisseurs. L’exécutif prévoit donc de supprimer ces sanctions pénales et de décriminaliser le trading de cryptomonnaies.
De quoi raviver l’activité crypto sur le territoire et inciter les plateformes internationales à y revenir. La démarche rejoint un mouvement plus large en Europe, où plusieurs États cherchent désormais un cadre réglementaire mieux dosé pour les actifs numériques, sous l’impulsion notamment du règlement MiCA (le cadre européen harmonisé sur les marchés de cryptoactifs).
En abandonnant l’héritage répressif de l’ère Orbán, la Hongrie se donne les moyens de redevenir une place ouverte sur la scène crypto européenne. Pour les traders hongrois sur les plateformes crypto et traditionnelle, l’étau judiciaire se desserre enfin.
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