Relai de communiqué de presse. La fintech française Meria vient de franchir une nouvelle étape nécessaire à son développement. Le Prestataire de Services sur Actifs Numérique (PSAN) a officiellement reçu son agrément PSCA (n° PSCA-AGR-2026-020) délivré par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), conformément au règlement européen MiCA. Une consécration qui place l’entreprise mosellane parmi les premiers acteurs européens à disposer d’une autorisation couvrant l’intégralité des services d’investissement : conservation, exécution d’ordres, conseil, gestion de portefeuille, transfert et échange d’actifs.
Une infrastructure technique unique en Europe
Meria est une entreprise avec un profil unique en France. Elle se démarque des autres acteurs régulés en proposant des services inédit dans l’Hexagone.
L’entreprise opère sa propre infrastructure blockchain. Elle fait tourner ses validateurs et proposant des services de staking directement intégrés à sa plateforme. Cette maîtrise technique totale, développée en interne, lui permet de concevoir ses propres produits de rendement. Pas besoin de recourir à des intermédiaires tiers.
Ce positionnement hybride, à la fois opérateur d’infrastructure et plateforme d’investissement réglementée, confère à Meria un place sans équivalent sur le marché européen. La majorité des acteurs MiCA se cantonnent en effet à un rôle de distribution. La fintech française quant à elle, incarne une approche globale.
Meria, l’histoire d’une ascension autodidacte
Le chemin vers cette licence n’avait pourtant rien d’une évidence. En 2017, l’aventure débutait dans un modeste bureau à Florange, en Moselle, puis à Metz. Sans réseau, sans ressources financières conséquentes. L’équipe était seulement portée par une conviction intime que les cryptos redessineraient les contours de la finance mondiale. Owen Simonin (alias Hasheur sur les réseaux), CEO de Meria, résume cette trajectoire avec fierté :
« Neuf ans plus tard, Meria obtient la licence MiCA au même titre que les plus grandes institutions européennes, et depuis la France, l’une des places financières les plus exigeantes en matière de régulation crypto. »
Ce qui rend cette réussite singulière, c’est l’absence totale de levée de fonds majeure. Meria a choisi la voie la plus exigeante, bâtissant son modèle semaine après semaine, préférant la construction organique aux sirènes du financement rapide.

Au-delà de la régulation, un nouveau chapitre s’ouvre
Ce qui change concrètement avec ce feu vert réglementaire ? Pour les épargnants et investisseurs qui ont placé leur confiance dans Meria (avec près de 350 millions d’euros sous gestion), l’agrément MiCA ne constitue pas une véritable révolution. Il s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ferme, hérité de l’enregistrement PSAN obtenu en 2021. Les actifs restent protégés par des règles strictes de séparation comptable, d’information claire et de sauvegarde permanente. Rien de neuf ici, sinon la pérennisation d’un standard élevé.
En revanche, c’est sur le terrain des alliances professionnelles que ce précieux sésame promet de faire basculer des équilibres. Banques historiques, fintechs en quête de différenciation, acteurs crypto déjà établis : tous ceux qui ambitionnent d’enrichir leur catalogue avec des solutions de rendement adossées à la blockchain pourront s’appuyer sur l’infrastructure maison de Meria. Les négociations, menées ces derniers mois dans une discrétion absolue, ont déjà abouti à des accords d’envergure dont les détails seront dévoilés dans les semaines à venir.
Interrogé sur la signification de cette étape, Thibaut Boutrou, directeur opérationnel, coupe court à toute interprétation triomphaliste :
« MiCA n’est pas une ligne d’arrivée, c’est le point de départ d’une accélération que nous planifions depuis un long moment. »
Une formule qui en dit long sur la stratégie de l’entreprise. Loin de considérer ce visa comme un aboutissement, elle y voit le déclencheur d’une nouvelle phase de développement, mûrie dans l’ombre pendant des mois.
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