Cent millions de jetons partis en fumée. Polygon a détruit 100 millions de POL le 23 septembre, soit environ 1 % de son offre totale. Et 25 millions de plus attendent déjà leur tour. Le réseau n’en est pas à son premier burn : depuis l’adoption de l’EIP-1559, il détruisait en effet déjà une partie des frais payés en MATIC à chaque transaction.
- Les jetons détruits sortent des revenus générés par l’activité du réseau, pas des réserves de la fondation.
- Environ 25 millions de POL attendent une prochaine destruction, sans calendrier annoncé.
- Moins d’offre ne suffit pas à soutenir le cours si l’usage de Polygon ne suit pas.
Qu’est-ce qu’un burn de cryptomonnaie ?
Un burn consiste à envoyer des jetons vers une adresse morte, dont personne ne détient la clé privée.
Une fois partis, ils ne reviennent donc jamais en circulation. L’offre totale baisse ainsi d’autant et chaque détenteur possède une part un peu plus grande du stock restant.
D’où viennent les 100 millions de POL brûlés ?
Pas de la trésorerie de la fondation. En réalité, le collecteur de frais on-chain de Polygon a prélevé ces jetons sur une partie des revenus produits par l’activité du réseau (la « Chain Revenue »). Le cofondateur Sandeep Nailwal a ensuite annoncé la fin de l’opération le 23 septembre (« BURN COMPLETE »). La transaction est consultable sur Polygonscan.
Rapportés à une offre totale d’environ 10 milliards de POL, ces 100 millions représentent près de 1 % du stock.

Un burn de POL qui devient récurrent
L’opération du 23 septembre ne clôt rien. Le 26 septembre, Sandeep Nailwal indiquait sur X qu’environ 25 millions de POL attendaient déjà leur destruction. En revanche, Polygon n’a fixé aucune date.
Cette réserve grossit chaque jour, alimentée par le même mécanisme de collecte. Autrement dit, plus Polygon traite de transactions, plus la pile de jetons à brûler augmente. Le réseau passe alors d’une opération ponctuelle à une destruction adossée à son usage.
« POL […] le plus sous-évalué et le plus sous-estimé. La communauté POL vient de brûler 100 millions de POL (environ 1 % de l’offre) […] grâce aux revenus de la chaîne. Environ 25 millions de POL de plus, prêts pour le burn, s’accumulent chaque jour. […] Le blockstreaming (des confirmations en 1 ms) se profile à l’horizon. […] L’OMS […] un million de transactions supplémentaires par jour.»
Sandeep Nailwal, cofondateur de Polygon, sur X le 26 septembre 2026
Le burn fait-il monter le prix du POL ?
Le POL a pris environ 12 % depuis le 23 septembre, jusqu’à la zone des 0,11 à 0,115 dollar selon AMBCrypto. Sandeep Nailwal qualifie le jeton de « most undervalued and underrated » (le plus sous-évalué et le plus sous-estimé), un avis de cofondateur qui n’engage que lui.
Un burn réduit l’offre mais ne crée aucune demande. Par conséquent, si l’activité du réseau ralentit, la collecte de frais ralentit avec elle, et le prochain lot à détruire aussi.
Ce que Polygon annonce à côté du burn
- Polygon vise des confirmations en 1 milliseconde grâce au « blockstreaming », une technologie encore en développement.
- Les prochaines évolutions de l’Open Money Stack (OMS), l’infrastructure de paiements en stablecoins de Polygon, doivent ajouter environ un million de transactions par jour.
- Polymarket a lancé des contrats perpétuels sur Polygon.
Si le prochain lot de 25 millions part à son tour, Polygon aura retiré environ 125 millions de POL de la circulation, près de 1,25 % de son offre totale. Le calendrier de ce burn dépend du volume de frais collectés, sans décision de la fondation à attendre. Chaque transaction supplémentaire visée par l’Open Money Stack grossira donc la prochaine pile de jetons détruits.
L’article Polygon : 5 points pour comprendre le burn de 100 millions de POL est apparu en premier sur Journal du Coin.
