Stablecoins : l’avertissement de la Banque d’Angleterre sur le prochain krach

Le 8 mai 2026, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a alerté sur le risque de saturation des plateformes d’échange en cas de krach. Ce constat, partagé par les régulateurs mondiaux, met en lumière le piège qui guette les investisseurs : en période de krach, la saturation des plateformes peut transformer votre capital en une créance bloquée. 

320 milliards $ : Un marché devenu trop critique pour être ignoré par les États

Le marché mondial des stablecoins pèse 320,6 milliards de dollars en mai 2026. Ce secteur est aujourd’hui dominé par deux mastodontes américains : Tether (USDT) et Circle (USDC).

À eux deux, ils détiennent des réserves qui rivalisent avec celles de certains États. Tether détient à lui seul 94 milliards de dollars de dette publique américaine, ce qui le place dans le top 20 mondial des créanciers des États-Unis. 

Cette concentration de capitaux aux mains d’acteurs privés est devenue un risque systémique, qui pousse aujourd’hui les régulateurs à reprendre le contrôle. 

Le plan Bailey : isoler les réserves pour protéger la stabilité financière

Lors de son intervention du 8 mai, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a distingué deux risques. Le premier concerne les plateformes d’échange, qui servent de passerelles de sortie. En cas de crise, ces intermédiaires peuvent cesser de fonctionner. Les retraits sont bloqués et vous perdez l’accès à votre argent au moment où vous en avez le plus besoin. 

Le second risque concerne les émetteurs de stablecoins (comme Tether ou Circle). Le Royaume-Uni finalise un cadre réglementaire pour les obliger à garantir un remboursement immédiat. 

Bailey redoute qu’en cas de panique mondiale, cette sécurité n’attire tous les détenteurs de stablecoins vers la juridiction britannique : « Nous savons ce qui se passerait en cas de panique sur un stablecoin : ils atterriraient tous chez nous ».

Ce scénario inquiète le régulateur car, pour garantir ces remboursements locaux, les émetteurs doivent détenir des liquidités au Royaume-Uni. En cas de panique, ils seraient contraints de retirer ces fonds du système bancaire commercial pour payer les investisseurs, menaçant la stabilité de ces établissements. 

Pour canaliser ce choc, la Banque d’Angleterre imposera son pare-feu : elle obligera les émetteurs à placer 40 % de leurs réserves sur un compte non rémunéré auprès de la Banque centrale.

En isolant ces liquidités directement à la Banque d’Angleterre, Londres s’assure que les remboursements sont honorés sans solliciter le circuit bancaire traditionnel.

MiCA, Clarity Act : le front commun des États pour verrouiller les intermédiaires

Cette volonté de reprendre la main dépasse les frontières britanniques. Aux États-Unis, la stratégie révèle une tension géopolitique. En juillet 2025, le président Donald Trump a promulgué le GENIUS Act pour promouvoir l’usage des stablecoins et attirer l’industrie sur le sol américain. Pourtant, le Sénat examinera en parallèle le CLARITY Act ce 14 mai 2026, un texte visant à encadrer les émetteurs et à limiter les prérogatives des plateformes centralisées.

L’Europe participe à cette mise au pas avec le règlement MiCA, qui imposera des audits continus et des exigences de réserves aux acteurs centralisés à partir du 1er juillet 2026

De Londres à Washington, le message des régulateurs converge : les intermédiaires centralisés sont désormais perçus comme le maillon fragile du système.

La self-custody : la réponse au risque de blocage

L’avertissement d’Andrew Bailey confirme que les plateformes centralisées sont des goulots d’étranglement en période de crise. Dépendre d’un tiers pour accéder à ses fonds, c’est accepter un risque de blocage technique au moment où la liquidité est nécessaire.

La self-custody ne supprime pas le risque de marché, mais elle élimine celui de l’intermédiaire. Détenir ses clés privées assure un accès permanent à la blockchain. En cas de fermeture d’une plateforme, l’investisseur garde la main pour déplacer ses fonds via des protocoles décentralisés ou des solutions de sortie alternatives.

Sortir du système centralisé demande une certaine rigueur. Si la démarche peut se faire seul, s’appuyer sur une méthode éprouvée permet d’éviter les erreurs de débutant qui coûtent cher.

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