Pyongyang rejette la pression internationale. La Corée du Nord affirme que les sanctions ne feront pas céder le pays sur son programme nucléaire. Cette déclaration du 31 octobre intervient deux jours après le piratage de Binance, évalué autour de 6,3 milliards de dollars et attribué à la Corée du Nord par le FBI. Elle ne contient toutefois aucune revendication de l’attaque.
- Pyongyang a rejeté la pression internationale, affirmant que les sanctions ne modifieraient pas son programme nucléaire.
- Le piratage de Binance, attribué à la Corée du Nord par le FBI, a mis en lumière les activités cybermalveillantes du pays, sans revendication officielle.
La Corée du Nord affirme que les sanctions « ne fonctionneront jamais »
Selon Yonhap, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a dénoncé, dans une déclaration diffusée par l’agence officielle KCNA, un « échec stratégique » des États-Unis et de leurs partenaires. Il affirme que les sanctions et les pressions « ne modifieront pas le statut nucléaire du pays ».
Pyongyang répond à une déclaration commune de onze pays et de l’Union européenne, qui réaffirment leur soutien aux sanctions internationales. Les signataires visent notamment les activités cybermalveillantes, l’emploi de travailleurs nord-coréens à l’étranger et la coopération militaire avec la Russie, qu’ils présentent comme des sources de financement des programmes d’armement.

Le piratage de Binance met les activités cyber de Pyongyang au premier plan
Cette prise de position intervient alors que les enquêteurs suivent les fonds dérobés lors du piratage de Binance du 29 octobre. Dans un avis publié le 31 octobre, le FBI attribue officiellement le vol à la Corée du Nord et désigne l’activité concernée sous le nom de TraderTraitor. L’agence évoque plus de 6 milliards de dollars détournés.
Le FBI indique avoir observé des conversions de fonds volés en ethers et appelle les acteurs du secteur à bloquer les transactions liées aux adresses identifiées. Binance affirme de son côté prendre en charge les pertes et a commencé à rétablir les retraits par phases dimanche.
Le rapprochement souligne l’enjeu du financement clandestin malgré les sanctions. Mais la déclaration nord-coréenne porte sur la politique internationale de pression : elle ne confirme ni ne revendique la responsabilité du pays dans le piratage de Binance.
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