Ethereum : « n’importe quel ado » peut faire dérailler le test de Glamsterdam

Gagner une enchère, puis ne rien livrer. C’est le scénario qui inquiète des développeurs d’Ethereum avant le test de Glamsterdam sur Sepolia, prévu le 6 octobre. Sur ce réseau de test, l’ether utilisé pour enchérir n’a pas de valeur marchande. Un acteur malveillant pourrait donc remporter la construction de blocs à répétition, puis retenir les transactions qu’il avait promis d’y placer. Le risque concerne les essais sur Sepolia, pas les fonds déposés sur le réseau principal.

Points clés

  • Glamsterdam inscrit dans le protocole le marché des builders via l’ePBS (EIP-7732), avec un paiement inconditionnel au proposeur
  • Sur un testnet, l’ether gratuit rend la rétention de payload sans coût : slots vides et chaîne inexploitable
  • Les parades évoquées se limitent à des listes blanches de builders et à une caution minimale pour enchérir
  • Les équipes clientes disposent de moitié moins de temps que d’habitude pour la relecture croisée avant Sepolia

Offre exclusive JDC : jusqu’au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !

<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes

Glamsterdam : Pourquoi un constructeur pourrait bloquer des transactions

Sur Ethereum, des acteurs spécialisés, appelés builders, rassemblent les transactions destinées à former un bloc. Un validateur choisit ensuite une proposition. Avec Glamsterdam, cette relation doit entrer directement dans les règles du réseau : les builders enchérissent pour fournir le contenu du bloc, puis le gagnant doit le publier.

Le mécanisme prévoit une contrepartie financière. Selon la proposition technique d’Ethereum, le validateur reçoit le paiement même si le builder gagnant ne livre pas les transactions. Sur le réseau principal, retenir le contenu promis peut donc coûter des ethers ayant une valeur réelle.

Sur Sepolia, le même paiement se fait en ether de test. Lors de l’appel des développeurs du 17 septembre, le développeur connu sous le pseudonyme Potuz a décrit un attaquant capable de créer de nombreuses identités de builder, de surenchérir systématiquement et de ne jamais publier les transactions. Si cette stratégie se répétait, elle pourrait laisser des blocs sans contenu et gêner les équipes qui utilisent Sepolia pour tester leurs applications.

Les développeurs discutent donc de protections permettant de revenir à des blocs construits localement et d’écarter les builders qui ne livrent pas. Ils doivent aussi éviter qu’un acteur exclu revienne aussitôt sous une autre identité. Aucune solution définitive n’a été annoncée lors de l’appel.

C’est le scénario qui inquiète des développeurs d’Ethereum avant le test de Glamsterdam sur Sepolia, prévu le 6 octobre. Sur ce réseau de test, l’ether utilisé pour enchérir n’a pas de valeur marchande. Un acteur malveillant pourrait donc remporter la construction de blocs à répétition, puis retenir les transactions qu’il avait promis d’y placer. Le risque concerne les essais sur Sepolia, pas les fonds déposés sur le réseau principal.
Chaque nouvelle mise à jour du réseau Ethereum est un évènement dans la cryptosphère – Source : Compte X JDC

Sepolia : Sept jours de vérification avant le test public

L’autre sujet de discussion concerne le calendrier. Les équipes qui développent les logiciels d’Ethereum ont été invitées à publier une version compatible avec Sepolia au plus tard le 29 septembre, si possible avant. Cela laisserait sept jours avant le test du 6 octobre. La procédure habituelle prévoit au moins quatorze jours entre la disponibilité de ces logiciels et leur déploiement sur un premier réseau de test.

Ce délai sert notamment aux contrôles de sécurité et à la recherche de bugs. Un développeur a signalé que le réduire de moitié limiterait le temps disponible pour ces vérifications. Les participants ont néanmoins maintenu la date envisagée pour Sepolia : ce réseau compte un nombre restreint de validateurs et serait plus facile à remettre en état si le test tournait mal.

Sepolia ne constitue pas le dernier examen avant Ethereum. Un autre essai sur Hoodi est provisoirement envisagé pour le 27 octobre, sous réserve des résultats du premier. Aucune date n’a encore été arrêtée pour l’activation de Glamsterdam sur le réseau principal.

Les prochains tests devront donc répondre à deux questions concrètes : les nouveaux blocs fonctionnent-ils comme prévu, et les protections empêchent-elles qu’un builder perturbe durablement un réseau où les enchères ne lui coûtent presque rien ? Plus que quelques semaines avant de lancer la machine…

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grâce à une plateforme régulée, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !

<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst

L’article Ethereum : « n’importe quel ado » peut faire dérailler le test de Glamsterdam est apparu en premier sur Journal du Coin.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x